NE VOUS CONTENTEZ PAS DE QUELQU’UN QUI FAIT DES EFFORTS

Depuis des années que je suis les femmes dans l’accompagnement de leur maternité, je vois souvent plusieurs postures, souvent masculines et héritées du patriarcat qui sont … Arhahrhgghrhahrgh. L’arrivée d’un enfant, le fait d’avoir tout d’un coup une to-do list à rallonge redistribue-t-il équitablement les cartes dans le couple ? Toute la logistique du quotidien par exemple, que ce soit pendant le « congés » maternité ou après : faire une lessive, plier le linge, ranger le linge, prévoir le repas du soir, du lendemain, que le frigo soit plein, que les rendez-vous chez le pédiatre soient bookés … et j’en passe… oui, cette to do list de charge mentale, vous la connaissez j’en suis sûre !

La plupart des femmes que j’accompagne se trouvent souvent seules dans cet océan de tâches. Elles se sentent même parfois tellement écrasées par cette charge mentale qu’elles ont du mal à être présentes à elle-mêmes et incapables de célébrer leurs réussites du quotidien.

La première chose à faire (et c’est mon #1 conseil) : entretenir une bonne communication au sein du couple ! Exprimer à son partenaire ce que l’on ressent et présenter les faits permet déjà de poser un cadre à la discussion. Je parle d’ailleurs de la méthode DESC dans mon livre « Bien Vivre le Quatrième Trimestre au Naturel ».

La plupart du temps, si la solution ne vient pas de lui, le partenaire va répondre qu’il va “faire des efforts”. Cette réponse suffit souvent à nous rassurer, au moins pour un moment … le temps que revienne toute la charge de cette charge mentale (aïe aïe aïe, ce cercle vicieux!).

Pourquoi “faire des efforts” n’est pas suffisant ?
Parce que le paradigme même de la charge mentale et du patriarcat n’est pas renversé. Le conjoint ne se remet pas en question profondément, sur la nature même de ces habitudes patriarcales ; il peut croire qu’il suffit de faire des efforts (plier une ou deux fois le linge, puisque vous lui avez fait la remarque) (j’exagère à peine!) pour que l’orage passe de votre côté. Or, c’est bien tout un système qui est à revoir ici. L’essence même du partage des tâches.
Faire des efforts n’est pas assez, parce qu’on a pas besoin de quelqu’un qui fait des efforts mais de quelqu’un qui s’occupe des tâches de la vie familiale et quotidienne à la même hauteur que nous, comme deux humains en collaboration, dans la même équipe, dans la même famille. Il s’agit là d’une vision complètement différente du « partage » des tâches et plus largement, de la vie à deux. C’est selon moi, cette vision qui nous permettra de nous accomplir en tant que femme, de nous sentir soutenues et aussi, d’avoir tout simplement le temps d’être nous.

Vous aurez beau vous satisfaire de quelqu’un qui fait des efforts, vous passerez votre temps à lui faire des listes de choses à faire. Des choses auxquelles vous aurez pensé, VOUS (#chargementale).
Alors réveillez la conscience de votre conjoint, dîtes lui que “faire des efforts” n’est pas assez et que, même si cela peut prendre un peu de temps (soyons réalistes … des habitudes confortables prises et apprises depuis 30-40 ans, et qui représente aujourd’hui notre société en France, ne se changent pas en 1 conversation) il est important qu’une prise de conscience se fasse.
Sur Instagram, on nous partage régulièrement des histoires de couple dans lesquelles les choses se sont apaisées “depuis qu’on a discuté et qu’il fait des efforts”. Ne pensez-vous pas que vous valez tellement mieux que ça ?

Faire des efforts n’est pas suffisant.
Et vous avez entièrement le droit de le revendiquer.
Vous valez mieux que des efforts.

Avec tout mon amour,
Julia

Pour aller plus loin :
Les deux magnifiques et puissants livres de Mona Cholet : Sorcières, la puissance invaincue des femmes et Réinventer l’amour, comment le patriarcat sabote les relations hétérosexuelles

Podcasts :
GIRLS power
La Poudre
Un podcast à soi

L’INSOMNIE CHEZ LA JEUNE MAMAN

Vous êtes vous déjà réveillée quelques minutes avant bébé comme si votre corps “savait” que votre chérubin allait se réveiller en pleine nuit ? En hypervigilance, notamment dans les premières semaines de vie de votre bébé, votre sommeil est léger et la fatigue se fait sentir.

Plusieurs raisons explique que votre sommeil soit perturbé, tout en étant calé sur celui de votre bébé : tout d’abord, la chute hormonale, notamment la progestérone, qui a des propriétés favorables au sommeil, ensuite l’anxiété de surveiller le sommeil et les réveils de votre bébé et la peur de les rater, l’alimentation (on fait parfois moins attention à ce que l’on mange, par manque de temps, et cela n’améliore pas la qualité de notre sommeil) et également notre horloge interne, complètement déboussolée par ces nuits hachées.

Pas de panique, tout ceci est complètement normal et cela va se réguler dans les prochaines semaines de votre bébé. Cela peut aussi durer un peu plus… mais j’ai quelques conseils à vous partager pour créer des rituels bien-être qui vous aideront à vous reconnecter à votre sommeil.

Tout d’abord, il est important de bien vous nourrir (je sais que vous avez mes deux livres à la maison, cela ne devrait pas être une difficulté) : évitez les excitants (thé et cafés) et les repas lourds à digérer le soir. Privilégiez les bouillons pour mettre votre système digestif au repos !
Durant la journée, sortez ! Allez marcher dans la nature, faites le plein de soleil et de lumière. Pas de forêt pour profiter du soleil ? Mettez vous devant votre fenêtre 5 à 10 minutes en buvant votre tisane (ou un grand verre d’eau) et laisser le soleil rentrer en contact avec votre peau et vos yeux. En bref, faîtes comprendre à votre corps que c’est la journée et que par conséquent, votre activité est différente #cyclecircadien.
Faites de votre coucher un vrai moment de bien-être : pratiquez la cohérence cardiaque avant de vous allonger, ou pourquoi pas, utilisez une Fleur de bach, voire de l’huile au CBD (si vous n’êtes pas enceinte et que vous n’allaitez pas). J’adore également vaporiser de l’eau florale de fleur d’oranger sur mon visage et diffuser un peu d’huile essentielle de lavande ou de petit grain bigarade dans ma chambre avant d’y pénétrer.
Bien entendu, éteignez les écrans qui diffusent de la lumière bleue au moins 1h avant d’aller vous coucher #byebyetelephone .
Enfin, je me rends compte en séance que beaucoup de mamans privilégient les tâches domestiques (plier le linge, repasser, faire la cuisine en avance…) au détriment de leur sommeil. C’est le moment de déléguer ! A votre partenaire ou à votre précieuse tribu qui est là pour vous aider !

Pour aller plus loin, des playlists à écouter le soir, au calme :
Songs of Resilience
Bruits de la nature

LA SOLITUDE DU POST-PARTUM

J’ai parlé de ma solitude après la naissance de ma première fille Léonie sur Instagram et vous avez été nombreuses à réagir.
Je n’étais pas préparée au tsunami émotionnel qui accompagne une naissance. Nous avons beau savoir que cela chamboule, que nous allons peut-être pleurer, être découragées… Nous ne nous attendons sûrement pas à la solitude qui nous remplit.

Car oui, nous avons beau être entourées de notre partenaire, nos familles, nos amis, nous nous sentons terriblement seules dans ce moment.
Nous doutons de nos capacités à être mère, à s’occuper de cette nouvelle petite personne qui ne compte que sur nous pour assurer ses besoins primaires, de continuer notre vie d’avant, de trouver un nouvel équilibre de foyer.

On se sent perdue, sans trop savoir pourquoi cela ne va finalement pas. Et vous n’êtes pas seules. Nous passons toutes par ces moments de solitude. Ces moments dans lesquels nous n’arrivons plus à regarder ce que nous avons fait dans la journée, ou ce que nous pourrions faire pour nous, pour aller mieux.
Des mamans avec cette même problématique, j’en reçois toujours en rendez-vous, et je sais parfaitement comment les aider car j’ai moi-même fait l’expérience de cette “solitude du post-partum” et je me suis formée pendant des années.
Avez-vous une tribu autour de vous ? Des personnes ressources qui pourraient vous aider de manière ponctuelle ? Par exemple en s’occupant de votre bébé pour que vous puissiez aller à un rendez-vous plus sereinement, ou simplement vous doucher sans vous dépêcher. N’hésitez pas à les solliciter, elles seront ravies de se sentir utiles et vous permettront d’effectuer des petites choses qui vous aideront à vous sentir mieux.
Avez-vous essayé de communiquer avec votre compagne.on ? Lui dire ce que vous ressentez, et ce que vous attendez de lui. Je vous conseille de lire mon article sur la communication dans le couple après bébé. On pense (à tord) qu’on se connait depuis longtemps et qu’on a pas besoin de se dire les choses mais je vous assure, dire les choses, cela change tout !
Arrivez-vous à mettre en place des choses pour vous (re) prioriser et vous considérer à nouveau comme un être humain doté également de besoins ? C’est parfois difficile quand on vient d’être maman et que notre bébé passe avant toute chose. J’essaie de vous aiguiller vers la reconnection à vous-même dans un atelier digital ici.

La douleur, la fatigue, la peur… j’ai envie de vous dire que tout cela est normal, et que cela va passer. Expérimenter ces sensations m’ont sans aucun doute rendue plus forte et m’ont aussi fait penser à nos mères et à cette société patriarcale qui nous a toujours menti sur le post-partum.
Les mamans, informez vos amies, vos filles, vos amis, vos fils : le post-partum cela peut aussi être cela ! Et nous pouvons ensemble, mieux le vivre.

Pour aller plus loin :
Mon atelier Se prioriser
Ainsi gèlent les bulles de savon de Marie Vareille

PREPARER LA RENTREE EN SE FAISANT DU BIEN

La rentrée arrive à grand pas et avec elle, son lot de charge mentale : inscription aux activités extra-scolaires, routine métro/boulot/dodo qui reprend, nounou à trouver et j’en passe… Nous sommes encore au mois d’août que votre to-do list pour la rentrée parait déjà chargée et invraisemblablement longue…! Cela vous stresse et c’est bien normal.
Vous le savez, j’ai à coeur de vous encourager à vous prioriser (voir mon article), et à prendre du temps pour vous sans culpabiliser.
C’est d’autant plus vrai à cette période. La charge mentale ne prend pas de vacances, et souvent, c’est la femme qui a entièrement la charge mentale des vacances (les valises, les réservations, le planning des journée) (merci le patriarcat !).

J’aimerais vous encourager à vous mettre sur “stop” (ou au moins sur « pause »), à lâcher prise et à prendre soin de vous. Je vous embarque avec moi pour vous donner mes rituels bien-être que je vous encourage à mettre en place cet été, pour une rentrée sereine et des routines que vous pourrez, je l’espère, garder !

Tout d’abord, pourquoi ne pas profiter des vacances pour vous mettre à la cohérence cardiaque ? C’est une méthode de respiration très simple, vivement recommandée par les cardiologues (entre autres) car elle fait baisser le stress et donc, la pression sanguine et la tension. Elle prévient ainsi des maladies cardiovasculaires. Et en prime, on se sent tellement mieux et apaisée après avoir pratiqué. Cela ne vous prendra que 5 minutes trois fois par jour, et c’est évidemment une routine à mettre en place cet été, et à garder à la rentrée ! Je vous invite à télécharger l’application Respirelax pour vous guider.
Deuxièmement c’est peut-être le bon moment pour débuter une cure de compléments alimentaires ou de Fleurs de Bach ! Je recommande souvent les produits du laboratoire LPEV (lien – code thérapeute 1332382 ) , qui est un petit labo en Auvergne et qui propose des mélanges de plantes sur mesure et des produits de qualité. Vous ne pourrez jamais faire d’erreur en prenant du magnésium qui vous redonnera un peu d’énergie, ainsi que la vitamine D (en goutte). Concernant les Fleurs de Bach, elles sont très puissantes en soutien, pour rééquilibrer les émotions. J’adore vous conseiller la “walnut”, car elle permet de s’adapter à tous les changements (émotionnels et autres) en laissant de côté les résistances qui nous retiennent d’avancer.
J’ai également créé un kit d’EFT pour se prioriser, y avez-vous jeté un œil ? Je vous dis tout sur l’EFT et vous guide, avec mes tappings et mon analyse, à retrouver la sérénité et à vous mettre au centre de vos décisions.
Enfin, je vous conseille de profiter de l’été pour vous reconnecter à la nature : marchez dans l’herbe, faites un câlin aux arbres, vous verrez…vous vous sentirez plus alignée !

Alors ? Quel est le rituel pour prendre soin de vous qui vous appelle le plus ?

Avec tout mon amour,
Julia

LA COMMUNICATION DANS LE COUPLE APRES BEBE

Je crois que si vous me suivez depuis un moment, cela ne va pas être un scoop pour vous : la grossesse, puis la naissance d’un enfant chamboulent l’équilibre du couple qui s’était organisé autour de deux entités. Un petit être est maintenant là, parmi vous, et aussi entre vous. Les nuits sont hachées, le manque de sommeil se fait ressentir, le corps post-partum ne correspond plus à notre corps d’avant grossesse, la libido est différente… Rassurez-vous : tout ceci est complètement normal !
Vous avez peut être l’impression que vous ne vous comprenez plus avec votre partenaire ou que des tensions se font sentir sur des choses aussi banales que profondes … Sachez que vous n’êtes vraiment pas la seule dans ce cas !

Lors de mes coachings de mamans, je me rends compte que c’est un sujet tabou et parfois honteux pour les mamans : elles ont peur d’avouer que leur relation avec leur partenaire a changé. C’est primordial pour moi de remettre ce sujet sur la lumière, premièrement pour qu’il n’y ait aucun tabou dans la maternité, mais aussi pour mieux comprendre et banaliser sans stigmatiser cet “après bébé”. J’y réserve d’ailleurs une session particulière pendant ma Mama Tribe afin de vous donner des pistes pour recréer une intimité avec son partenaire, et échanger avec des mamans qui traversent également ces interrogations.

La clé, selon moi, c’est la communication. Attention, spoiler alert : la télépathie ne fonctionne pas ! Il faut nommer ce que vous ressentez et ce que vous voulez.

Je vous invite à identifier quel est votre langage, et le langage de notre partenaire.
J’adore citer l’ouvrage de Gary Chapman qui décrit 5 types de langage de l’amour qui existent (dans l’expression et dans le recevoir) : le langage du contact physique, le langage des paroles valorisantes, le langage du temps de qualité, le langage des cadeaux, le langage des services.
L’important est de trouver quel est votre langage, et son langage à lui. Votre réservoir d’amour va être le plus rempli avec quel langage ? Et quel est celui de votre partenaire ?

Le but en identifiant votre langage propre à chacun, c’est de communiquer votre amour et de recevoir l’amour de l’autre à sa juste valeur.

Les mamans que je coache me parlent également beaucoup de la sexualité qui est modifiée après l’arrivée de bébé et la culpabilité qui en découle. Avez-vous lu mon article sur la sexualité après bébé ? Je suis certaine que vous y trouverez quelques pistes pour déculpabiliser et là encore… lâchez prise !

Pour aller plus loin :
Foufoune cosmique, petit guide pratique vers une sexualité sacrée, consciente et épanouie de Maloy Malmasson
Réinventer sa vie intime après bébé de Camille Bataillon

STOP AUX INJONCTIONS DE LA MERE PARFAITE

Je ne suis pas une grande fan des diktats et des injonctions, encore plus ceux qui sont hérités du patriarcat sur la mère parfaite : celle qui s’occupe de son intérieur sans rechigner, qui fait tous les repas maison pour sa famille, qui se fait passer après tout le monde (son compagnon, ses enfants, sa belle-mère… -liste non exhaustive-), celle qui allaite parce qu’il le faut et pleure tous les jours d’épuisement etc, etc, etc..

Je vous encourage vivement à faire la sourde oreille à toutes ces injonctions à la mère parfaite, à suivre votre instinct, vos envies. Vous et vous seule savez ce qui est bon pour votre enfant, et vous faites, on le sait déjà, du mieux que vous pouvez ! … Et c’est laaargement suffisant !
La culpabilité occupe une grande place dans la maternité, et on oublie souvent tout ce que l’on fait qui est adapté à notre enfant. J’y suis confrontée lors de mes Mamas Tribes : je vois que les mamans doutent d’elles, de leur capacité à bien faire, pour leur famille et pour leur enfant. Le mythe de la mère parfaite a la dent dure, tellement il est ancré dans la société.
Sachez que tout ce que vous faites est juste pour lui ! Cherchez votre routine, votre organisation, vos préférences, ce qui va à votre famille. Si ce que vous faites vous convient, alors ne changez pas !

Vous n’avez pas eu le temps de préparer un repas maison ce soir ? Votre enfant ne sera pas plus malheureux de manger des pâtes, ou un petit-pot du commerce, et cela ne fera pas de vous une moins bonne mère.
Vous avez pris votre vendredi après-midi et laissé votre enfant chez sa nounou pour vous offrir un massage ? Pro-fi-tez !
Vous ne souhaitez plus allaiter parce que vous êtes épuisée ? Très bien.
Votre enfant a deux ans et vous l’allaitez ? Très bien.

En résumé, faites ce qui vous parle au plus profond de vous et n’écoutez ni la société, ni votre entourage ou votre famille.
Un petit conseil également : coupez les réseaux sociaux et désabonnez-vous des comptes Instagram qui loin de vous procurer de la joie, vous mettent la pression en peignant une vie de famille parfaite.
Et si les envies de faire fit de la mère parfaite ainsi que de vous prioriser se rejoignent, je vous invite à nous rejoindre dans la Mama Tribe, vous cheminerez vers votre juste chemin en toute sérénité et entourée d’une tribu bienveillante.

Je vous dis à bientôt sur ce chemin ?

LES MERVEILLEUSES DOULAS

On entend de plus en plus parler des doulas, ces femmes qui accompagnent d’autres femmes pendant la période charnière dans leurs vies qu’est la maternité. Elles sont, à mon sens, indispensables à la future et jeune maman pour pouvoir l’entourer au mieux.
J’ai l’immense plaisir de les accompagner dans ma Doula Tribe et dans mes coachings individuels … et aujourd’hui, j’aimerais mettre un coup de projecteur sur leur métier.

Si les premières doulas telles qu’on les connait aujourd’hui sont apparues dans les années 90’s aux Etats-Unis et en Australie, le terme de doula provient du grec ancien et si l’on cherche dans l’histoire, elles ont toujours existé : c’est la femme qui venait au chevet de la maman pour l’aider dans les tâches de la maison.
Elles deviennent depuis deux ans, de plus en plus répandues en France, Pourtant c’est en 2011 que le mot fait son apparition dans le dictionnaire français.
Leur métier, complémentaire de celui de la sage-femme, des médecins, de la thérapeute et même de l’amie, est riche et puissant puisqu’avec toute leur bienveillance, elles mettent un point d’honneur au bien-être de la femme.
Elles sont présentes pendant la grossesse pour aider la future maman à accueillir son accouchement, son projet de naissance et l’organisation du retour à la maison, et elles interviennent également après la naissance pour aider la maman (et le / la partenaire !) lors du retour à la maison. Mais ce n’est pas tout, elles sont aussi là pour les projets bébé, accompagner les femmes pendant des parcours de PMA, en cas de deuil etc.
Ces femmes doulas sont souvent des femmes qui se sont reconverties après avoir fait elles-même l’expérience de la matrescence et cela rend leur approche encore plus puissante auprès d’autres femmes.

En rencontrant des doulas, je me suis rendu compte qu’elles sont nombreuses à ne pas se sentir entièrement légitimes, ont souvent le “syndrome de l’imposteur”, entendent fréquemment que “doula ce n’est pas un métier” et qu’elle n’arriveront « jamais à en vivre ».

C’est exactement ces croyances limitantes que je vais déconstruire dans mon coaching de la Doula Tribe. Entourée de leur tribu de doulamies, les doulas vont pouvoir prendre leur place dans leur métier, dans leur système de pensée et aux yeux des autres. Elles vont pouvoir aller au-delà de ce qui les empêche de grandir professionnellement et de se construire un cadre sécurisant autour de leur passion qui est également leur métier. Elles vont grandir, s’épanouir et ne plus avoir peur d’être la professionnelle et la femme qu’elles sont.
Vous souhaitez en savoir plus sur ma merveilleuse Doula Tribe ? C’est par ici !

Avec tout mon amour,
Julia

LES GRANDS PRINCIPES DE L’ALIMENTATION DU POST-PARTUM : LES 3R.

Le post-partum est un moment hors du temps, un moment vraiment “extra-ordinaire” car vous allez expérimenter de nouvelles émotions, appréhender un nouveau corps et rechercher un nouvel équilibre. Vous avez sans doute pris énormément soin de votre corps pendant votre grossesse, cette période du post-partum va nécessiter beaucoup d’amour et de patience pour lui permettre de récupérer complètement.
La bonne nouvelle, c’est que je peux vous dire comment en utilisant l’axe prioritaire en naturopathie : l’alimentation !

En effet, il est vraiment important d’accorder une attention toute particulière à la manière dont vous allez vous nourrir en post-partum car vous pourrez retrouver, grâce à votre régime alimentaire, de la vitalité, du bien-être mais aussi de la récupération physique. L’alimentation joue vraiment un rôle primordial dans le post-partum, c’est notre « première médecine » comme le disait Hippocrate.

Voici mes trois grands principes de l’alimentation post-partum, les 3R :

  • R comme réchauffant : privilégiez les aliments et plats qui vont vous réchauffer et ainsi maintenir votre énergie. C’est le moment de déguster des bouillons, des plats mijotés mais également des épices comme la cannelle, le gingembre ou encore le cumin.
  • R comme réconfortant : vous avez besoin de réconfort pour vous détendre et vous apaiser ! Les cuissons lentes et les délicieux plats mijotés (les currys par exemple) sont idéaux, avec une température douce.
  • R comme revitalisant : vous pourrez gagner en vitalité en consommant des aliments de qualité, notamment bio, locaux et de saison mais également en rajoutant des superaliments à vos plats (de la levure de bière, des graines germées et des algues par exemple).

N’oubliez pas de privilégier des aliments de qualité, c’est-à-dire bio et locaux. Vous pouvez également faire le plein d’aliments congelés : faciles à stocker et déjà découpés, ils gardent vitamines et nutriments et permettent de manger équilibré sans vous mettre la pression.

Ne vous privez pas de bons gras ! Vous les trouverez dans les huiles de première pression à froid (cameline, colza, chanvre par exemple), mais également dans les œufs ou dans les petits poissons gras (maquereaux ou sardines).

Par dessus tout, ne culpabilisez pas. N’oubliez pas que vous faites au mieux, et c’est déjà super… et largement suffisant !

Avec tout mon amour,
Julia

ORGANISEZ VOTRE MEAL TRIBE

Mes très chères mamas,

Quand on pense à toutes les choses dont on a besoin quand on rentre à la maison après l’accouchement, on pense souvent aux achats puériculture (vêtements pour bébés, la baignoire qui va bien, le lit pour bébé, les doudous accueillants etc.) et on néglige malheureusement trop souvent tout ce qui va réconforter la maman et notamment l’organisation de notre alimentation.
Mais vous le savez, vous pourrez récupérer plus rapidement physiquement et émotionnellement en ayant une alimentation adaptée.

Pour autant, je sais qu’en tant que jeune maman et que jeunes parents, vous n’avez pas toujours le temps de cuisiner. Alors pourquoi ne pas mettre à contribution votre « tribu » ? Mais oui, je parle de toutes ces merveilleuses personnes qui viendront vous rendre visite à votre retour à la maison.

C’est ce que j’appelle “La Meal Tribe”, c’est une tradition ancestrale : celle d’un village qui allait soutenir et aider la jeune maman en lui apportant des plats après son accouchement.
Dans mon livre « Les recettes du quatrième trimestre au naturel« , je vous dis tout sur comment solliciter et organiser votre merveilleux village autour de vous. Cela peut-être votre maman, vos cousins, vos voisins, vos collègues de travail préféré.e.s ou encore vos ami.e.s.
Avant votre accouchement, désignez une personne de confiance (votre partenaire ou un.e ami.e) et faites une liste avec les noms des personnes qui pourront vous soutenir dans cette période.

Vous pouvez par exemple faire un tableau en ligne #mercigoogledrive dans lequel chacun pourra indiquer son jour de visite et le plat qu’il apportera.
N’hésitez pas à préciser les aliments que vous n’aimez pas, ce dont vous avez envie, le meilleur moment pour vous les apporter… et de leur dire qu’ils peuvent trouver des recettes tout à fait adaptées dans mon livre !

Je suis certaine que vous serez une inspiration pour toutes les futures mamans autour de vous qui trouveront l’idée géniale ! En effet, quand quelqu’un qu’on aime traverse une période pleine de challenges, quoi de mieux que de l’aider ?

Sachez également que vous pouvez également faire appel à une doula pour vous aider lors de votre retour à la maison et aussi faire appel à un service de traiteur pour jeunes mamans (Oponopono, Mama Lova, Curcumama ou Bepviet) qui vous livrera de délicieux repas à domicile. Il existe aussi un réseau en France de soutien aux jeunes mamans qui s’appelle « Super Mamans France » que vous allez adorer.

Profitez de ce moment extra-ordinaire pour vous faire soutenir par votre entourage et pour prendre soin de vous : vous le méritez tellement.

Est ce que vous avez bénéficié d’une Meal Tribe ? Est ce que cela vous tente ?

Avec tout mon amour,
Julia

L’INDISPENSABLE BOUILLON DE POULET

Mes chères mamas,

Vous le savez, ce mois-ci sort mon deuxième livre “Les recettes du 4ème trimestre au naturel” aux éditions First, qui va vous accompagner dans l’incroyable aventure du post-partum.

Si je ne devais choisir qu’une recette, ce serait celle-ci : le bouillon ! C’est l’indispensable de la jeune maman.
Quand on vous demande, au cours de votre neuvième mois de grossesse, ce que vous rêvez de manger après l’accouchement, peu d’entre vous répondent “du bouillon” (en général on est plutôt sur des sushis)! Pourtant, le bouillon contient tout ce dont votre corps (et vos émotions) ont besoin pour récupérer.  Et de manière tout à fait factuelle : mon bouillon est est délicieux, réconfortant, très digeste …. et extrêmement facile à faire. Je suis certaine qu’il peut avoir une place de choix sur votre plateau repas à la maternité et en rentrant à la maison !

Si je plébiscite les bouillons immédiatement en post-partum (idéalement juste après votre accouchement), c’est parce qu’ils contiennent tout ce dont votre corps a besoin pour une bonne récupération, notamment physique : le collagène (qui va aider à la récupération des tissus lors d’une césarienne, épisiotomie ou déchirure par exemple) et la glycine qui permet une bonne récupération musculaire (et qui joue également le rôle d’un apaisant mental !). Le bouillon, qui est très riche en minéraux, a également une action anti-inflammatoire qui va stimuler votre immunité.

J’ai décidé de partager avec vous ma recette fétiche, mon indispensable bouillon de poulet. Vous trouverez aussi dans mon livre de quoi varier les plaisirs (le bouillon de poisson, végétarien ou encore coréen).

Ingrédients pour 4 personnes : 

1 carcasse de poulet ou 12 ailerons ou 12 pilons (sans la viande)
2 carottes non pelées, brossées et coupées en rondelles
1 oignon, non pelé, juste lavé, et coupé en 4
2 gousses d’ail, pelées
2 branches de céleri coupées en rondelles
1 petit poireau coupé en rondelles
1 bout de gingembre frais pelé (large comme le pouce)
1 bouquet garni
1 oignon émincé
1 cuillère à café d’épices (j’ai utilisé un mélange d’épices korma la semaine dernière)
1 cuillère à soupe de vinaigre de cidre
Sel, poivre, huile d’olive

-Faites revenir 2 grosses cuillères à soupe d’huile d’olive dans votre cocotte et rajoutez-y la cuillère à café d’épices. Remuez et rajoutez l’oignon émincé jusqu’à ce qu’il soit doré.
-Rincez la carcasse de poulet (ou les ailerons ou les pilons) sous l’eau et déposez-la/les au fond de la cocotte et recouvrez d’eau froide.
-Portez à frémissement pendant une trentaine de minutes et écumez (cela signifie que vous allez enlever l’écume et les impuretés qui se forment à la surface) régulièrement.
-Ajoutez ensuite les légumes, le vinaigre de cidre et les aromates. Salez et poivrez.
-Portez à frémissement, puis baissez le feu jusqu’à ce que l’eau fume (sans bouillir) et laissez cuire ainsi à feu doux pendant 2 heures environ, sans couvrir. La viande va se détacher des os au fur et à mesure. Ajoutez un bouquet garni.
-A la fin de la cuisson, retirez la carcasse et/ou les os ainsi que les aromates pour ne garder que les légumes, la viande et le bouillon.
-Ajoutez le persil haché, riche en fer, au moment de servir.

Deux options s’offrent à vous :

  • Filtrez le bouillon pour ne garder que le liquide. Versez-le dans des bocaux en verre que vous mettrez au congélateur une fois refroidi (pendant 3 mois maximum).
  • Vous pouvez garder les morceaux de viande et de légumes avec le bouillon pour en faire une soupe. Vous pourrez conserver le tout environ 4 jours au réfrigérateur.

En vue de votre séjour à la maternité, je vous recommande de vous munir de 2-3 bocaux de bouillon dans votre sac de maternité. Remplissez-les aux ¾, ce qui vous permettra de rajouter au dernier moment de l’eau chaude (d’une bouillotte) pour réchauffer votre bouillon. Tellement pratique (et réconfortant).

Régalez-vous les mamas, et faites-vous du bien ! 

Avec tout mon amour,
Julia